Juillet 2008
- 1 Juillet 2008 à 0h59
- Je me touche, je me regarde, je me hais.
Je me cache, je mange, je me déteste.
Je pleure...
Je ne m'aime pas, ne me supporte pas, je me dégoûte.
Je veux crier.
Je dois disparaître.
Je veux être belle, je veux une nouvelle vie, je veux être bien dans ma peau et ne pas être en dépendance.
Je dois faire le vide.
Je veux, je dois, je peux me dépasser et enfin être moi-même.
Je ne veux plus suivre les règles, je ne veux pas être comme tout le monde, je ne veux pas envier, je veux que l'on m'envie.
Je serai celle qui dit non.
Je veux tuer ces crises affreuses de boulimie, je ne veux plus (...)
- 2 Juillet 2008 à 0h21
- Une année s'achève, et avec elle tous mes espoirs se fondent entre ici et l'infini, j'attends.
Le stress ressenti toute cette année durant, les pétages de plomb, les montagnes de feuilles et de notes que je transportais de café en café, depuis le collège à la maison. Le nombre de verres bus et de cigarettes consumées autour de ces mêmes verres. Les théories à n'en plus finir, sur la littérature ou l'art...
Et tant d'autres moments perdus pourtant tous dans un but, ceux-ci même qui me maintenaient debout, m'obligeaient à faire face... Tout est laissé à l'abandon pour être repris en cours (...)
- 3 Juillet 2008 à 2h52
- J'ai vu ton visage, moi les cheveux au vent. Les tiens éclaircis par le soleil qui caresse ma peau. Tu regardais au loin, perdu dans un paysage magnifique et je me rappelle tes yeux, remplis d'histoires d'avenir, une musique qui résonnait doucement à mes oreilles, en accord.
Je garde les photos, que tu n'as jamais prises et mes premiers sourires donnés, passante mais conquise. Je garde tes soupirs, au matin des beaux jours, tes yeux qui me désirent sous tes regards à contre-jour. Je garde nos faiblesses, qui nous rendent plus humains, nos silences inutiles et le langage de nos mains.
Il (...)
- 4 Juillet 2008 à 3h17
- I'm awake but my world is half asleep.
I have miles to go before I sleep and I can keep on walking, my tears won't dry. But I know I'm lying, 'cause my eyes can't drop anything else, no fears...
Love songs for the poor and I really fuck the rich ones.
Something's over, he just walked away, turned his back.
Where have I been all this time? Elsewhere, my head up high in the clouds and I just opened my tired eyes to see the mess he left in me.
FUCK HIM ANYWAY
I know my words are bound to fail, someone has to do things right, 'cause damn he didn't fail, he killed me.
"Bang bang, he shot (...)
- 7 Juillet 2008 à 13h12
- ou l'hymne à la vie. Comme une sensation étrange, un creux au ventre plein. Il me semble avoir dormi des jours et des nuits, d'un sommeil de plomb, noir d'encre. L'agitation de la veille n'est qu'une égratignure de plus, une soirée de perdue et dix à retrouver, pourquoi y penser? Un bruit perçant, les mains qui tremblent, le cerveau se met en marche... Un pincement au coeur, qui m'illumine comme une victoire. Je sors de ma brume, le soleil brille à travers les persiennes et un sourire aux lèvres...
Pourquoi ne pas quitter ma geôle, ce regard glacé que je cherche , cette approbation (...)
- 8 Juillet 2008 à 23h47
- Elle est belle. Pas d'une beauté à couper le souffle, mais de celle qui vous captive, vous prend la tête des jours et des nuits sans en connaître la raison. Elle rayonne, pourtant elle est discrète, ne se fait pas remarquer. Elle passe dans le couloir et le monde semble soudain s'arrêter de tourner. Sa silhouette fine, presque maigre, semble si fragile, mais une aura de force l'entoure. Je ne l'ai jamais entendue parler, mais son rire cristallin tinte encore doucement dans mes oreilles. Dans son sillage je sens son parfum, un mélange de santal et de lis, léger et féérique.
Elle est magique, (...)
- 11 Juillet 2008 à 11h37
- Ils restent là au fond de ma gorge, j'ai peur de les prononcer, tourne sept fois la langue dans ma bouche, effrayée de tout bousculer.
Tellement de choses restent insoupçonnées, trésors cachés, je veux découvrir les splendeurs que tu recèles. Que faut-il que je dise? Il y a bien un mot magique, inavouable, un mot connu de toi seul, partage-le avec moi et j'en garderai jalousement le secret.
Je le sussurerai à tes oreilles d'une voix douce pour que tu m'ouvres ton coeur et puis peut-être j'échangerai mes maux, toi seul me connaîtras, toi seul les effaceras, je pourrai enfin crier toutes (...)
